Histoires de Galgos !!!

 

 

 

 

La vie d'un Greyhound, lévrier de course ...

 

" A 6 semaines, je quitte ma mère, l'homme du chenil dit que je dois courir.


A 8 semaines, je crie de peur quand on me tire les oreilles.


A 10 semaines, quand mon " enfance " est terminée, je dois apprendre que ma vie tient à des performances.


A 12 semaines, quand mes pattes grandissent, le même homme dit " allez garçon, ça ne sera plus très long ".


A 16 semaines, quand je me retrouve seul sur un terrain, j'ai envie de jouer mais l'homme n'est pas du tout d'accord.


A 20 semaines un autre homme est venu me chercher violemment en criant " j'espère qu'il ne sera pas boiteux! "


A 30 semaines, ils m'ont appris à sauter, poursuivre un leurre et aller toujours plus vite.


A 12 mois, j'apprends à ne plus rien dire de peur d'être encore battu.


A 16 mois, je rêve de bonne nourriture.


A 20 mois, je commence à détester de plus en plus cette vie et m'ennuyer tant , enfermé dans ma cage.


A 24 mois, ils disent " ça y est, dernière destination! "


Je me dis que je vais faire une course, ils me descendent de la voiture, je pense alors que je vais m'entraîner, mais non, je suis trop lent pour eux.


Un autre homme, ils disent un vétérinaire arrive, je me dis que je vais peut être enfin être sauvé, devenir un animal de compagnie.
Mais non, il cherche ma veine et m'injecte un produit, je ressens une douleur atroce.


Pendant que je m'endors à tout jamais, je réalise que personne ne pleurera pour moi. "

 

Fern Bradley

 

 

Janvier 2017

***

 

 

 

Je me nomme "Infortunee"


"Je suis un lévrier espagnol femelle de près de 2 ans.
Aujourd'hui est mon dernier jour de souffrance sur cette terre d'Espagne aux traditions moyennageuses qui a pourtant vu naître Galilee, Spinoza ou Picasso.

 

Ce matin, quand l'affreuse bête à deux pattes à ouvert la grille rouillée de mon box puant surpeuplé et qu'il m'a détachée en me donnant un coup pied le plus violent possible ; il m'a fait comprendre que ma dernière heure était venue et que mon chemin de croix allait commencer.

 

Il portait des habits noirs de mort, sa main était de marbre blanc, ses yeux deux trous noirs béants.

 

J ai regardé mes compagnons d'infortune dont beaucoup sont plus forts et plus jeunes que moi, mais qui ne sont qu'en sursis ici.

J ai dit adieu à mes soeurs, mes filles, mes cousines sans effluve, dignement.

 

Alors que le soleil se levait pour la dernière fois pour moi, je souhaitais dans mon for intérieur de ne pas avoir la malchance d être encore vivante à son coucher.

Pourtant dans mes gènes coulent le goût de la vitesse, de la générosité au travail, la fidélité malgré l'abject, l'amour à donner, la beauté et l'élégance.
Depuis ma naissance je n ai rien vu et connu de tout ça.

 

La beauté reste et restera a jamais gravée dans mon coeur de chien meurtri.

Mille fois j aurais pu ronger ma corde et FUIR. Fuir pour me rendre où ?
Partout s'expose la même horreur.
C'est où l'eldorado pour moi?
Dans une autre vie de chien moins chienne.

 

Alors j'ai couru de toutes mes forces parce que je suis fière de ma race.
J ai levé ma jolie tête fine au soleil qui n'a jamais brillé pour moi.
J ai ouvert grand les yeux sur ce monde immonde qui ne m'a jamais rien apporté de bon et que pourtant j ai vu défiler avec un certain regret.

 

Une voix d'outre-tombe m'a rappelé.


Un ordre sec et glacial.


Je n ai de nom que celui que je me suis donné. Je ne suis qu'une chose parmi les autres qui doit rapporter du gain et de la considération ou mourir.

Ce qui aurait du être un maître aimant et caressant, mais qui n'est que mon tortionnaire depuis mes premiers jours ; il m'a saisie, attachée et battue plus que de coutume pour célébrer nos adieux.


Pire qu une messe!

 

Il faut purger le cheptel et ce dans la punition et la souffrance la plus inique.


Souvent les bourreaux invoquent le déshonneur subi sur leur nom par les chiens les moins performants.


Ainsi de victimes nous devenons coupables.


Jusqu'où va se nicher leur perversité.

 

Alors que je chancelais sur mes pattes mutilées de devant car celles de derrière, il ne les a pas touchées pour que le supplice suivant soit encore plus macabre, il m a traînée dans la forêt proche.
Il a avisé un bel arbre avec des branches solides.
Il m a balancé un dernier coup de pied.
Peut être le coup de grâce !


Non je dois souffrir.


Et puis donner la mort est un acte courageux et quelque fois bienveillant.


Mais la mort n est pas leur but. Le but c est l horreur et l'indicible.

 

Il m'a attachée très court avec la corde qui m'a servie de seule compagne toute ma vie, debout sur mes pattes arrières.

Quand ma dernière force arrivera, je relâcherais tous mes muscles et je périrais étranglée.

 

Mais avant mon dernier souffle, je veux hurler au monde que le barbare à fourni la corde mais que vous êtes tous coupables de ma pendaison par votre silence, votre indifférence, votre inefficacité.

 

Le soleil va se coucher et je pleure en faisant un dernier voeux, celui que au moins un seul de mes chiots puisse voir se lever pour lui une aurore plus clémente.

Il faut que les vrais humains, ceux que je n ai pas eu la chance de croiser et qui mènent le vrai combat en notre nom et ce efficacement et puissamment, le réussissent au plus vite.

 

Moi qui n' ai reçu que coups et injures, je meurs avec le rêve d'une seule caresse et d'un seul mot doux, portés par le vent.
Il me susurre à l'oreille ce qui pourrait ressembler à une voix humaine.
" Pars tranquille "Infortunee"
Ce sera fait...."

 

 

Signé  "Infortunee"

 

Galgo femelle de près de deux ans, battue, pendue et ce dans  l'indifférence générale et au milieu de la cacophonie ambiante la plus silencieuse.

 

 

***

 

A toi, mon Maître

 

"Je suis ton chien, et il y a quelque chose que j’aimerais

te chuchoter à l’oreille ;

Je sais que vous, les humains, menez une vie très chargée.

Certains travaillent, d’autres ont des enfants à élever.


Vous semblez toujours être en train de courir ici et là,

bien souvent sans profiter des plaisirs de la vie.


Baisses la tête et regardes-moi.
Tu vois comment mes grands yeux marron te fixent?
Ils sont de moins en moins clairs, c’est à cause de l’âge.
Je commence à avoir des poils gris autour de mon doux museau...


Tu me souris, je peux voir l’amour dans ton regard.


Que vois-tu dans le mien? Est-ce que tu vois une âme ?

Qui t’aime comme personne d’autre dans ce monde ?

Un esprit qui pardonnerait tous tes crimes pour passer

quelques instants avec toi ?

 

C’est tout ce que je demande ; ralentis un peu, pour passer

quelques minutes avec moi.
Très souvent, tu parais triste en lisant l’annonce de la mort

d’autres membres de ma race sur ton écran.
 

Parfois, nous mourrons jeunes et rapidement, et

cela te brise le cœur.


Parfois, nous vieillissons si lentement que tu ne sembles

même pas t’en apercevoir.
 

Malgré notre museau grisonnant et possible cataracte,

je ne cesserai jamais de t’aimer.


Je ne serai peut-être pas là demain ; je ne serai peut-être pas là

la semaine prochaine.

Un jour, tu pleureras toutes les larmes de ton corps,

et tu supplieras en demandant juste « un jour de plus » avec moi.
 

Mais aujourd’hui, je suis là.
Donc viens t’asseoir avec moi et profitons. Qu’est-ce que tu vois ?

Si tu regardes avec attention, nous pourrons parler à cœur ouvert.


Ne t’adresses pas à moi comme un maître, mais tout simplement

comme une âme vivante, caresses mon pelage, regardons-nous

dans les yeux, et parlons.


Je pourrais te raconter ce qu’il y a d’amusant à courir après

une balle de tennis.Tu m’as voulu dans ta vie car tu voulais

avoir quelqu’un avec qui partager des sentiments,

des émotions et des souvenirs… et je suis là !


Je suis un chien, mais je suis un être vivant. Je ressens des

émotions, et je différencie sans problème les personnalités.
 

Je ne te vois pas comme un « chien sur deux pattes »

 Je sais ce que tu es.
Tu es un humain, et malgré tes bizarreries,  je t’aime.


Maintenant, viens t’allonger sur le sol avec moi.
Entres dans mon monde, et laissons le temps ralentir

pendant 15 minutes.
Regardes-moi dans les yeux, et murmures dans mes oreilles.
Parles-moi avec ton cœur, avec ta joie de vivre et

j’apprendrai à te connaître pour de bon.

 

La vie est trop courte.


Donc s’il te plaît… viens t’asseoir avec moi, et partageons

ces moments précieux qu'il nous reste à vivre ensemble.

 

Je t’aime,
         Ton chien 🐶 "

 

 

Le 29.06.2016

 

***

 

 

« Toi le Galguero

 

A toi qui fut mon maitre, toi le galguero,


Je t'ai servi loyalement, je t'ai aimé,


Malgré les souffrances que tu m'as fait endurer.


Je ne connaissais rien du bonheur,


Je ne connaissais rien de la vie,


Rien que les coups et la faim.


Pour une chute, une proie ratée,


Tu m'as battu, torturé,


Et abandonné dans un fossé,


Un ange est passé, m'a emmené,


Il a pansé mes blessures avec tendresse,


Avec des mots d'amour, il a pansé mon âme.


Maintenant grâce à cet ange,


Je connais le paradis, je connais le bonheur,


Je connais la vie.


Grâce à lui, je peux t'oublier sans remords,


A tous ces anges qui sauvent mes frères de misère,


Vous tous qui vous battez pour nous.


Je vous dis, au nom de mes frères de misère,


MERCI "

 


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