Sauvetage du 03/10/2013

SAUVETAGE de 15 LOULOUS à IRUN le 3 Octobre 2013 :

PAMELA – JULIUS – JAVA – DIANA – ESPARTACO –  QUILLO – POULBOT - - ODILE – MACUIN – LIBRE – SARAH –BANJO – HELIA – ISE - NATALIA.

 

En ce jeudi 3  octobre  2013, à 6 heures du matin, nous voilà  parties vers cette merveilleuse  aventure, comme  prévu  nous allons à  irun dans 3 voitures toutes les 6 : nadine, marie, joss, joëlle, michèle et moi-même où nous attendent nos 15 petits protégés. Comme à chaque fois, mon cœur cogne à  l’arrivée chez le transporteur, l’émotion monte quand je regarde ces cages empilées les unes sur les autres  avec  nos  14  loulous  à  l’intérieur ; comme d’habitude ils sont très calmes  et je remarque de suite qu’ils sont très très fatigués.  Nous nous regardons les unes les autres, aucune parole n’est prononcée mais tout est dit, nos yeux  se parlent. La petite sarah est couchée contre libré sa maman, java est tapie au fond de la cage, les 2 crevettes ise et natalia ont hâte de sortir, odile s’impatiente ….. Nadine et marie, après avoir donné les consignes à chacune d’entre nous car ce sauvetage n’est pas évident vu le nombre de loulous, commencent à ouvrir les cages et à mettre les petits colliers médailles symbole d’une nouvelle vie pleine de bonheur, ainsi que les autres colliers et les laisses ; petit à petit chaque loulou sort de sa cage. Je constate que beaucoup  sont en mauvais état, plein de bobos et croûtes divers, une grosse plaie sur le haut d’une des cuisses de hélia ; leur regard résigné est terrible et me va droit au coeur.

Nous avons 1 heure et ½ de retard, il fait très chaud et nous partons rejoindre cris, rufi et leur fille, ces merveilleux bénévoles espagnols, qui  amènent le dernier loulou banjo/bombo. Quel choc pour moi, et d’ailleurs pour nous toutes je crois de voir dans quel  état il est, sa pauvre patte inerte pendant dans le vide. Malgré cela nous sommes très heureux de nous retrouver, cris me demande des nouvelles de silvia ma jolie jolie et de roméo ; ils repartent ravis, leur voiture pleine de sacs de croquettes (340 kgs de croquettes récupérées grâce à votre générosité). Le trajet retour est un peu compliqué pour banjo qui n’arrive pas à se coucher, il reste debout sur 3 pattes et j’ai peur qu’il se fasse mal à la patte, il est tellement fatigué. Je constate qu’il y a une grosse infection sur la plaie au niveau de la cicatrisation et je suis très inquiète.

Enfin vers 18 h 30, c’est l’arrivée à saint andré de cubzac, lieu de rendez-vous avec les adoptants et les familles d’accueil, qui comme toujours sont présents. Là encore, beaucoup d’émotions et nos loulous partent les uns après les autres vers leur nouvelle vie. A chaque fois pour moi c’est un pincement au cœur.

Ce soir  il est minuit et je n'arrive pas dormir, je suis très éprouvée par cette journée, non pas par la fatigue car cela n'a aucune importance, mais par le fait que j'ai été confrontée  de plein fouet à la maltraitance subie par ces loulous que nous avons ramené en sécurité aujourd'hui, ainsi qu’à leur mauvaise condition physique et psychique pour certains. L'état de santé de certains loulous m'inquiète beaucoup :   le très touchant poulbot qui est marqué à tout jamais dans son corps, Marie heureusement que tu l'as pris sous ton aile car il a bien besoin de se retaper : java la petite puce très craintive qui n'a dû connaitre que les coups et l'enfermement, son petit corps nous crie toute la souffrance  qu'elle a subi et c’est André qui va la choyer ;  et que dire de l’état de banjo : cet adorable trésor m'a profondément touchée et je ne peux pas m'empêcher de penser à cette pauvre patte qui semble sans vie, avec cette saleté d'infection qui le ronge, comme il doit souffrir. C’est une très bonne chose  qu'il soit chez toi Nadine car les semaines à venir risquent d'être difficiles pour lui. Que j'ai mal pour eux.

Nadine et Marie, sans votre combativité et votre persévérance, ce sauvetage n’aurait jamais été possible. 15 nouveaux  petits protégés rejoignent notre grande famille de « lévrier mon amour » et c’est grâce à vous deux.

Nadine, je sais que je vais te faire pleurer et je t’en demande pardon mais c’est à toi que je dédie ce magnifique sauvetage, et à ton Grand, NINO que tu aimais, et que tu aimes encore  et à tout jamais plus que tout. Malgré ton chagrin et ton désespoir tu n’as rien lâché par amour pour tous ces loulous extraordinaires ; et aujourd’hui ils sont sauvés, là parmi nous :

paméla la pétillante, julius le réservé, java la grande timide, diana la douce, espartaco le majestueux, quillo le sensible, poulbot le petit ange, odile l’indépendante, macuin le « grand » beau mec, libré la petite mère et sarah sa petite pleine de joie et de vie, banjo le prince noir, hélia la zénitude, ise la charmeuse et natalia l’effrontée.

Un très grand merci à tous les bénévoles espagnols qui luttent chaque jour pour sauver et sortir de l’enfer tous ces extraordinaires longs nez ; sans eux rien ne serait possible.

Cat.

 

 

Catherine a tout dit sur ce sauvetage du jeudi 3 octobre, sur ces 15 merveilleux chiens enfin au chaud et prêts pour une seconde vie, enfin, une vie quoi !!! et sur ces corps, tous sans exception, marqués au plus profond de leur chair.....

 

Je voulais aussi la remercier de m'avoir dédié ce sauvetage 3 semaines tout juste après la terrible disparition de mon NINO adoré ; Je vous avoue que rien n'a été facile ; se rappeller, l'arrivée de NINO, au meme endroit, les pipis sur la même pelouse... et nos regard qui déjà s'étaient croisés...

 

Mais en ce jour du 3 octobre, Mon NINO , de l'arc-en-ciel des galgos, il est fier de sa petite maitresse, de sa petite nadine ; je n'ai rien lâché, comme le dit Cat, par amour pour tous ces loulous extraordinaires............. je n'ai pas le droit de « pleurer sur mon sort » et cela ne changera rien, NINO ne reviendra jamais,  mais je sais que de toutes les façons, il est toujours présent dans ma maison, par le regard de ses autres compagnons de misère.

 

Quand nous perdons un loulou tant aimé, nous souffrons, mais peu importe, ce n'est pas notre souffrance qui compte, nous nous sommes toujours là et en bonne santé ; c'est NINO qui est loin et ceux sont les autres galgos qui souffrent.............. Je me refuse à penser à « mon mal », car les jours futurs, j'ai des galgos qui m'attendent et NINO me dit, tous les jours... FONCES !!!!!!!!!!!!!!!!

 

Nadine

 

 

Réagir


CAPTCHA