Association Lévrier mon Amour : Sauvetage, Adoption des lévriers Galgos, Podencos,Greyhounds et toutes les races martyrs Espagnoles
Ouvrez leur votre coeur et votre foyer - Adoptez un lévrier martyr !
"Lettre d'un lévrier sauvé.
Je n'ai jamais cru aux miracles Je suis né lévrier, j'ai toujours su que mes chances étaient minces. J'ai grandi entre les coups et c'est ce qui m'a suivi toute ma vie, si c'est ce qu'on pouvait appeler la vie.J'ai enduré la faim et le froid...Toujours sans protestation, sans hurlement, ça attirerait juste plus de douleur. J'ai vécu chaque jour avec la peur et l'exploitation à cause de la vitesse de mes pattes. Bientôt l'abandon a envahi mon corps.Puis la faim a pris le dessus sur mon organisme et l'attaque d'un autre chien a fait le reste. C'était un cadavre ambulant. Un jour, j'ai eu une chance. Une chance de fuir, même si je n'allais pas loin, car mon corps était si limité que je pouvais à peine marcher. Mais je me suis échappé. Et je suis mort. J'ai cessé de ressentir la douleur. J'ai cessé d'avoir faim. J'ai cessé de ressentir, juste.Puis je me suis réveillé dans un lit doux, sentant dans mon dos quelque chose de doux que je n'avais jamais vécu avant. J'ai ouvert les yeux très lentement, et j'ai vu des gens me regarder avec quelque chose que j'ai reconnu. Dommage. Dommage. Douleur. Et quelque chose que je n'ai pas pu identifier... Chaleur ? Mon amour ? Comment était-ce possible ? ils étaient humains, et moi un animal, comment pouvaient-ils m'aimer ?Je me suis souvenu que j'étais déjà mort, et j'ai compris que ce que je voyais était le paradis, ma récompense pour tant de souffrances injuste. Mais alors pourquoi mes blessures me font mal ? Peut-être que ce n'était pas le paradis, peut-être que je n'étais pas encore mort, et c'était le fruit de la dernière imagination de mon esprit mourant. J'ai essayé de trouver une logique, mais j'ai abandonné cette illusion d'être aimé et attentionné. Les humains n'arrêtaient pas d'entrer et de sortir. Ils m'apportaient des couvertures, de la nourriture délicieuse que je n'avais jamais mangé C'était définitivement le paradis !Ils m'enveloppaient dans leurs bras et me berçaient pendant que leurs larmes coulaient sur mon visage fatigué. J'ai fermé les yeux, et je me suis endormi dans les pleurs silencieux que mon imagination avait créés. Je savais que je ne reverrais jamais cet endroit.Mais ce n'est pas le cas. Encore une fois, je me suis réveillé dans le même lit moelleux que mon rêve précédent. Les humains étaient toujours là, en attente de mes mouvements. J'ai voulu me lever mais mes os ne répondaient pas. Puis l'un d'eux est venu vite près de moi, et m'a aidé, tandis qu'une voix m'a murmuré quelque chose que je n'oublierai jamais.« Tu vas bien, tu es vivant ».Et la réalité m'a frappé si durement que je savais à peine quoi faire. Je me suis tourné vers cette voix qui me consolait et léché ses mains. Maintenant je connais la vérité... Maintenant je sais que dans ce monde d'horreur et d'obscurité il y a des gens anonymes qui éclairent des vies qui comme moi ont déjà abandonné.Maintenant je sais ce que c'est de vivre. Maintenant je sais que je serai heureux. "

que nous croyons encerclé de silence et de solitude,
quand nous pensons chez qui autrefois,
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Martyre d'Espagne
" J'ai commencé à mourir le jour où je suis né. Je suis un lévrier, le chien le plus rapide du monde, une vraie tragédie pour notre race dans ce pays.
Mon existence a été une mort lente et brute depuis le jour où je suis né. J'ai survécu à peine 3 ans en étant la propriété d'un chasseur Je sais qu'il y a des exceptions, que tous les chasseurs ne sont pas égaux, mais moi j'en ai eu un sans scrupules.
Chaque semaine il nous attachait par le cou derrière son quad pour "nous entraîner", mais je vous assure que ce n'était pas un entraînement, c'était une torture en toute règle. Une torture impitoyable et à laquelle nous craignions tous, probablement plus qu'à la mort elle-même. Je me souviens que mon frère est tombé et il l'a traîné, il n'a pas arrêté immédiatement. Le pauvre n'a pas survécu à l'entraînement et il ne s'est même pas énervé car il l'a jeté dans un puits sans aucun manière. Il respirait encore. Il avait un peu plus de deux ans.
Moi et mes six autres frères, nous avons eu mal à la vie. Oui, la vie fait mal, probablement plus que la mort. Nous avons eu mal à notre triste existence, les jours étaient des dalles lourdes qui ne viennent jamais de passer. Des heures, des jours, des mois éternels où peu à peu on allait s'éteindre l'âme, attriste le regard et rend malade le corps. Attachés à une chaîne à l'intérieur d'un taudis où la lumière entrait à peine, avec très peu de nourriture et pas toujours, on ne nous a jamais permis d'être des chiens, nous étions des outils de chasse. Outils de chasse à l'utilisation et à la traction. Et bien sûr, sans âme.
Il est arrivé un jour où je n'étais plus si rapide : J'avais les coussinets en chair vivante, j'ai mal à tous les os de mon maigrichon et émacié corps et je ne me sentais plus avec des forces pour qu'il revienne pour m'attacher à l'effrayant quad. Encore une fois. Ni mon cou ni mon corps ne résisteraient à plus d'atrocités. Il portait l'humidité du cache dans lequel nous vivions installés dans mes osselets depuis des mois et j'ai déjà ressenti des douleurs sans même bouger. En tant que machine à courir qui m'a été considérée, mon existence angoissante était arrivée à sa fin. Je n'étais plus utile.
Mon impitoyable propriétaire, en plus de nous jeter dans un puits, utilisait la "méthode du pianiste". Cela consiste à placer une corde au cou d'un lévrier et à le pendre jusqu'à ce qu'il s'accroche sur la pointe de ses pattes arrière. Quand la fatigue est trop forte, il se pend lui-même. Une méthode barbare, atroce et cruelle, mais réelle. Je l'ai souffert moi-même dans mes chairs.
C'était la nuit, mon propriétaire m'a attaché la corde au cou, il m'a laissé accroché de sorte que juste les ongles de mes pattes arrières effleuraient le sol et il a disparu dans son quad. Je ne sais pas combien d'heures j'ai été comme ça, mais le matin du lendemain, le destin m'avait gardé quelque chose de complètement différent.
L'alarme a été donnée par un chien qui a commencé à aboyer désespérément quand il m'a vu. Il était accompagné par deux filles qui ont couru vers moi dès qu'elles m'ont vu. Elless sont devenus très nerveuses, je me souviens que celle qui m'a pris dans les bras tremblait encore plus que moi et criait à une autre : " il est vivant, il est vivant ; cours, , dépêche-toi, enlève la corde, arrête, il est vivant !"
Oui, J'étais terrifié, mais je respirais encore. Ils m'ont laissé sur le sol avec une délicatesse inconnue pour moi jusqu'à ce moment-là, ils m'ont bandé avec leurs vestes et, pour la première fois de ma vie, la main d'un être humain m'a caressé le visage. Elles pleuraient toutes les deux.
👁 la saleté de vie d'un lévrier par ✍ Esther Cayuela
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Le 24.04.2019 : NATURA a trouvé sa Famille pour la Vie.

NATURA, Podenca martyre de rehala ! ...
Aujourd'hui je m'appelle Natura, je suis une grande et noble podenca de rehala ... Je suis née, j'ai grandi et j'ai été élevée pour une seule fin : être utilisée pour chasser d'autres grands animaux. . J'ai donné ma vie pour mon propriétaire, je lui ai offert de grands trophées et j'ai sauvé sa vie à certaines occasions. J'ai été une bonne chienne... Ce Maître qui m’a coupé les oreilles avec le couteau pour que les sangliers ne les mordent pas, ou du moins c’est comme cela qu’il le justifie.
Et il m’a remerciée en faisant arriver mes gènes dans chaque portée dans lesquelles mes enfants étaient vendus au plus offrant...
Mais maintenant j'ai 11 ans et, malgré mes efforts pour plaire à mon maître, il m'a mis à la retraite en m’abandonnant au milieu d’un grand parc, couverte de blessures et souffrant de malnutrition. Là-bas, dans ce magnifique parc naturel j'ai trouvé des gens qui m'ont nourrie pendant des jours, ils se promenaient à côté de moi et les enfants me donnaient à manger... Mais personne ne m'a emmenée !
"Dommage !" disaient-ils ... " Qu'est-ce qu’elle a mal cette petite chienne, qu'est-ce qu'ils lui ont fait "...
Et là je suis restée errante sans cap jusqu'à ce qu'un jour ma chance a tourné. Les filles d'une protectrice m'ont cherchée pendant des jours, de jour comme de nuit, elles ont mis des affiches partout, jusqu'à ce que trois jours plus tard, à 27 kms de mon point de départ elles m’ont retrouvée et enfin j’ai été sauvée.
J'ai été opérée deux fois pour mes grandes blessures, nourrie et soignée, en attendant le pire car j’étais très mal... Mais je n'avais rien de grave, je n'étais pas malade et je me suis battue pour vivre car je suis saine, je souffrais « JUSTE » de la faim, de la solitude et de l’abandon.
Ils disent de moi que je suis une podenca parfaite, que je suis affectueuse, belle et avec un regard plein de paix. En un mois, j'ai pris 20 kilos et je me sens forte, heureuse et reconnaissante. Elles m'ont promis le Bonheur Éternel... et je continuerai à attendre jusqu'à ce que je trouve cette maison qui m'offre ma nouvelle vie.
Septembre 2021, j'ai 13 ans 1/2 et je coule des jours heureux chez Nadine et Patrice.

Le 18.04.2019
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Moi Galguito, naissance, vie et ....
La lumière, les odeurs, la chaleur ...
Ce sont les premières découvertes que j'ai faites.
La lumière fut la première, je l'apercevais, mais avais du mal à l'atteindre. Que le chemin fut long et fatiguant !
Puis vinrent les odeurs, plein, partout, tellement différentes. Certaines agréables, attirantes, d'autres moins … certaines m'effrayaient même ...
Mais parmi toutes ces odeurs, une m'attira particulièrement, elle était si douce, si rassurante. Je m'en approchais à tâtons, mes yeux n'étaient pas encore ouverts.
En suivant cette odeur, je découvris la chaleur. Cette chaleur dans laquelle on se sent si bien, rassurante, aimante, celle de ma maman ...
Je me sentais tellement bien blottis entre ses pattes, m'entourant de tout son amour.
Je ne me doutais pas alors que ces instants de bonheur seraient très courts, trop courts...
Je grandis très vite, ainsi que mes frères et soeurs, enfin, ceux qui eurent la "chance" de survivre …
Deux d'entre eux moururent très tôt.
L'endroit où nous vivions était très sombre, humide et froid, maman avait peu de lait pour nous nourrir, seuls les plus forts survécurent.
Elle-même avait peu à manger, elle se contentait des quelques morceaux de pain que lui jetait "l'homme".
Nous ne le voyions pas souvent, mais maman était tétanisée quand elle l'entendait arriver.
Elle se blottissait contre nous et tremblait de tout son corps, nous avions peur nous aussi ...
Nous avons ainsi continué à vivre notre vie de chiots, avec notre maman qui nous apprenait la vie, notre vie ...
Un matin, très tôt, nous entendîmes le bruit d'un moteur. Maman était à l'affût. Je la sentais à la fois inquiète et impatiente, que se passait-il ?
L'homme ouvrit la porte et nous ordonna de sortir.
Maman s'exécuta immédiatement et s'engouffra dans le véhicule qui se tenait devant la porte.
Mes frères et moi ne savions quoi faire ... L'homme nous fit signe de monter, en criant, maman jappait pour nous encourager. Nous sommes donc montés.
Après une longue route, le véhicule s'arrêta, enfin.
Nous descendîmes dès que les portes s'ouvrirent, maman était cette fois très excitée, nous ne l'avions jamais vue dans cet état !
Mais lorsque toutes ces odeurs nouvelles vinrent chatouiller nos narines, nous étions dans le même état d'excitation.
Le gibier ! Nous y étions enfin ! Nous sentions ces odeurs sur nos compagnons, mais pour nous c'était la première fois.
Maman, se mit à pister un animal, sa queue battait très vite, nous nous mîmes à renifler le sol, pleins d'odeurs partout, nous partions dans tout les sens.
Tout à coup, maman partit comme un éclair, les autres la suivirent.
ça y est, la partie démarrait enfin !
Les "grands" partirent très vite, nous essayions de les suivre en courant le plus vite que nous pouvions.
Nous les voyions filer tel le vent dans la plaine, on aurait dit qu'ils volaient, leurs pattes touchaient à peine le sol.
Un jour je pourrais courir aussi vite qu'eux !
Nous nous sommes vite essoufflés, perdant le rythme régulièrement pour retrouver leur trace.
A la fin de la journée, les grands ramenèrent 4 lièvres, nous pas un seul ...
Mais ça viendrait, ce n'était que notre première sortie, nous aussi deviendrions de redoutables chasseurs !
De retour au chenil, deux grands manquaient à l'appel. On s'est dit qu'ils s'étaient sûrement égarés et qu'ils reviendraient bientôt. Mais nous étions trop épuisés de notre journée pour nous attarder sur leur sort.
Nous ne les revîmes jamais ...
Nous étions maintenant de grands et beaux galguitos, en grandissant, nous allions de plus en plus souvent à la chasse, il nous fallait aiguiser notre flair, affiner notre course, apprendre à devenir les meilleurs.
Nous aimions beaucoup ça, nous pouvions courir, sauter, nous étions libres !
Un soir, rentrant d'une de ces parties de chasse, l'homme semblait très en colère.
Il nous fit descendre du véhicule un par un.
Chacun a reçu son lot de coups ... Il arrivait très souvent qu'il nous lance un ou deux coups de pied, mais cette fois c'était différent. Il s'acharnait. Il nous attrapait, nous jetait au sol, nous mettait coups de poing, coups de pied …
Maman descendit en dernier. Nous avons bien crû qu'il allait la tuer ... Elle hurlait de douleur.
Nous l'entendions hurler, nous pleurions, mais ne pouvions rien faire ...
Quand enfin il s'arrêta, il la jeta dans le chenil, inerte, inconsciente.
Nous léchions ses plaies, nous couchions contre elle pour la réchauffer, comme elle le faisait quand nous étions chiots, elle tremblait tellement ...
Elle refusait de se nourrir, ne reprenait pas de force, elle était à bout, n'avait plus envie de se battre, elle se laissait mourir ...
Il ne fallut que quelques jours pour qu'il en soit fini pour elle ...
Maman, notre maman, qui avait toujours pris tellement soin de nous, qui était si forte, si courageuse, elle n'était plus là, nous étions seuls ...
Le lendemain, l'homme vint au chenil. Trouvant le corps sans vie de maman, il jura en lui mettant un coup de pied, encore un, comme si elle n'en avait pas reçu assez ...
Il nous ordonna alors de monter dans le véhicule.
Chasser ? Nous n'en avions pas envie du tout aujourd'hui ... Nous montâmes tout de même, pas le choix .... Il jeta sur le siège avant plusieurs cordes.
Le voyage fut long, plus long que d'habitude. Au moment de sortir, il nous fit descendre un par un, nous étions très excités, et aboyions en attendant notre tour. Un cri, déchirant, nous fit taire immédiatement. Nous n'avions jamais entendu de hurlement comme celui-ci, déchirant oui, horriblement déchirant ...
La porte du véhicule s'ouvrit à nouveau, cette fois, nous n'étions plus pressés de descendre, nous nous étions blottis les uns contre les autres dans le fond du véhicule.
Coûte que coûte, l'homme nous attrapa un par un et nous fit sortir du véhicule.
Puis vint mon tour, je fus le dernier. Il me passa une corde autour du cou.
Je refusais d'avancer, mon instinct bloquait tous mes membres, il m'ordonnait de ne pas avancer.
Mais il me traînait, je me débattais de toutes mes forces, mais rien n'y faisait, mes pattes glissaient sur le sol, centimètre après centimètre, il me faisait avancer ...
Nous étions dans une forêt, dense et épaisse, des centaines d'arbres et de buissons nous entouraient.
Beaucoup d'odeurs ici aussi, mais une ressortait au dessus de toutes les autres, l'odeur de la peur, de l'angoisse, de la mort …
Nous arrivâmes au pied d'un arbre, l'homme s'arrêta, j'étais aplati sur le sol à force d'essayer de reculer, mes pattes me faisaient mal.
Je levais un instant la tête, je n'aurais pas dû...
Mes frères étaient là, pendants chacun au bout d'une corde, accrochés aux branches des arbres.
L'un d'eux se débattait encore, les autres ne bougeaient plus ...
Pourquoi ??? Qu'avions nous fait de si mal pour mériter ça ???
L'homme déroulait la corde tout en s'éloignant de moi, je n'essayais même plus de fuir, j'étais pétrifié par ce que je voyais, le peur me paralysait.
Il passât la corde par dessus la branche d'un arbre et tira ...
je glissais encore sur le sol, j'écartais mes pattes pour ralentir mon avancée, j'avançais tout de même ...
Mes pattes avants décollèrent du sol, mon cou s'étira, ça faisait mal, tellement mal ...
J'essayais de me débattre, tout les os de mon corps craquaient au fur et à mesure que je m'élevais dans les airs ...
Mes pattes arrières touchaient maintenant à peine le sol, j'avais de plus en plus de mal à respirer, je suffoquais.
Je vis l'homme s'éloigner, remonter dans sa voiture et partir, me laissant là, face à une mort lente et douloureuse ... Pourquoi ? je ne le saurais jamais ....
Mon frère, le dernier encore vivant ne bougeait presque plus, il suffoquait, son corps parcourut de spasmes ...
"NON ! Résistes, bats toi !! Ne meurs pas, s'il te plait, ne me laisses pas !!" Essayais je de lui dire. Il gémit, tout son corps se raidit dans un dernier souffle, c'était déjà trop tard ...
Je manquais d'air, de plus en plus, cette corde m'entaillait la chair, je sentais mon coeur battre dans ma tête. J'avais cessé de me battre, c'était inutile ...
Ma vue se brouillait, le froid m'envahissait, la fin était proche. Je me souvenais du visage de maman, si doux ... Je n'avais pas encore atteint ma première année que j'allais déjà mourir ...
NON !!! Je ne voulais pas mourir, pas maintenant, pas encore !!
J'allais chercher au plus profond de moi les dernières forces que je pouvais trouver et me mis à tordre mon corps dans tout les sens.
La douleur de cette corde autour de mon cou était horrible, plus je bougeais, plus elle pénétrait ma chair.
"Crac" ! En l'espace d'une seconde, je me retrouvais par terre ! La branche avait cédé, la chance ne m'avait pas abandonnée. Je restais au sol de longues minutes, complètement sonné.
Une fois mes forces un peu revenues, je tentais de me libérer de la corde et de la branche.
J'essayais en tirant en arrière, essayant de sortir ma tête de la corde, mais ça faisait trop mal ...
Je pensais alors à ronger la corde. Oui ! ça y est, je suis libre !
Je jette un dernier regard à mes frères, c'est ici que nos chemins se séparent ... A peine un an, et déjà morts, en ayant de plus connu tellement de souffrances ... Qu'avons nous fait de si mal pour mériter ça ?... Adieu mes frères ...
Je pars en courant de cet endroit, espérant ne jamais y revenir. Je cours, droit devant, le plus vite que je peux, je sens que je suis faible, mes forces vont vite m'abandonner, cela faisait plusieurs jours que l'homme ne nous avait pas nourris, je ne vais pas tenir longtemps à ce rythme. Je ralentis aux abords d'un champ pour chercher de quoi me nourrir.Je renifle le sol, comme maman m'a appris. Maman ... oh maman, tu me manques tant ... Tu aurais su quoi faire toi ...
Je dois me débrouiller, je dois trouver seul de quoi survivre, je n'ai pas le choix.
Je ne vais pas trouver grand chose malheureusement, juste deux petits mulots ... pas grave, je trouverais mieux la prochaine fois. Je reprend mon chemin, trottant à travers champs.
Parfois, entre 2 champs, je traverse des sortes de bandes noires, le sol y est dur et très chaud. Je croise des maisons sur mon chemin, je ne m'en approche pas, il y a des hommes dans les maisons, ils sont mauvais … J'ai soif, j'ai faim, je suis fatigué, mais je dois continuer, je dois partir le plus loin possible.
J'approche d'une de ces bandes noires, celle-ci est plus grande que les autre, elle fait beaucoup de bruit. Des voitures, des dizaines de voitures, elles vont vite, mais je dois traverser, je dois passer de l'autre côté. Je prend une longue inspiration, et je fonce ! Un bruit strident, un choc violent, et plus rien ... le noir, le silence, les ténèbres. Je sombre ...
J'ouvre les yeux, tout est flou autour de moi, j'ai froid, je tremble, comme maman avant de mourir ... Vais-je mourir moi aussi ?
J’entends des voix, mais elles sont loin, je les distingue à peine. Je sens quelque chose de doux parcourir mon corps, c'est agréable.
Les voix se font plus claires, plus proches, je tente de relever la tête, mais quelque chose m'empêche de bouger.
Une main ! c'est un homme qui est près de moi, qui me touche ! Il va me tuer, je ne dois pas rester là !
Mais je suis incapable de bouger. L'homme me parle encore, me dit de me calmer, que tout va bien se passer. Sa main me caresse, m'apaise ...
Il caresse délicatement ma tête, il me dit qu'il va s'occuper de moi. Que se passe-t-il ?
Je le regarde, cet homme est bizarre, il a les cheveux longs, un sourire doux, un regard ... plein de larmes ... Pourquoi pleure-t-il ?
Pourquoi ai-je le sentiment que je n'ai rien à craindre de lui. Ma peur s'en va petit à petit, je me blottis contre lui. Je me dis à cet instant que peut-être tous les hommes ne sont pas mauvais. On ne peut pas pleurer sur un galgo renversé au bord d'une route et être mauvais ?...
Non, on ne peut pas. Mon instinct me le dit.
Des mois se sont écoulés depuis mon accident, l'homme, qui, je l'apprendrais plus tard était en fait une femme, a pris grand soin de moi. Elle m'a emmené chez le vétérinaire, m'a fait soigner, et m'a gardé auprès d'elle. Plus de chenil, plus d'obscurité, de froid, de coups ...
Non, à la place, j'ai maintenant une maison, un endroit douillet où dormir, de la nourriture tous les jours, et, de l'amour, beaucoup beaucoup d'amour. Je n'avais plus connu ce bien être depuis maman ...
J'ai appris que l'humain peut être bon, il s'agit juste de tomber sur le bon ... Sur l'ange tombé du ciel qui croisera un jour votre route. Gardez espoir mes frères, ces anges sont plus nombreux que vous le pensez. Ils sillonnent les routes pour voler à votre secours.
N'ayez pas peur, ils vous aiment déjà ...
Texte écrit par Karine Barkallah
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Moi, galgo
Né pour chasser, on ne m'a jamais aimé. Jamais caressé.
Une vie de souffrance qui s'achève dans la souffrance.
Je pars sans regrets, ce monde est trop dur.
Je l'ai pourtant aimé ce type qu'ils appellent mon galgerro,
même s'il me frappait, même s'il oubliait souvent
de me donner à manger, même s'il m'enfermait.
Je suis si triste.
Je vous en supplie, sauvez mes frères, ils sont si nombreux...
Ne les laissez pas souffrir autant que moi
12.02.2019
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Né pour vivre en enfer.

" J'ai commencé à mourir le jour où je suis né. Je suis un lévrier, le chien le plus rapide du monde, une véritable tragédie pour notre race dans ce pays.
Mon existence était une mort lente et décharnée depuis le jour où je suis né. J'ai survécu à peine 3 ans en étant la propriété d'un chasseur. Je sais qu'il y a des exceptions, que tous les chasseurs ne sont pas égaux, mais j'en ai eu un sans scrupules. Chaque semaine, il nous attachait au cou derrière son quad pour "nous entraîner", mais je vous assure que ce n'était pas un entraînement, c'était une torture en toute règle. Une torture impitoyable et que nous craignions tous, probablement plus que la mort elle-même. Je me souviens que mon frère est tombé et l'a traîné. Il ne s'est pas arrêté tout de suite Le pauvre n'a pas survécu à l'entraînement et il n'a même pas pris la peine de se faire tirer dessus, il l'a jeté dans un puits sans aucune considération. Il respirait encore. J'avais un peu plus de deux ans.
Moi et mes six autres frères, on avait mal à la vie. Oui, la vie fait mal, probablement plus que la mort. On avait mal à notre triste existence, les jours étaient des dalles lourdes qui ne viennent jamais de se passer. Des heures, des jours, des mois éternels où l'âme s'éteignait peu à peu, attriste le regard et malade le corps. Attachés à une chaîne à l'intérieur d'un taudis où la lumière tombait à peine, avec très peu de nourriture et pas toujours, nous n'avons jamais été autorisés à être des chiens, nous étions des outils de chasse. Outils de chasse à utiliser et à tirer. Et bien sûr, sans âme.
Il est arrivé un jour où je n'étais plus aussi rapide : J'avais les coussinets en chair vivante, j'avais mal à tous les os de mon maigre et émacié popo et je ne me sentais plus avec force pour qu'ils me nouveau au terrifiant quad pas une seule Encore une fois. Ni mon cou, ni mon corps ne résistaient plus d'atrocités. Je portais l'humidité du cache dans lequel nous vivions dans mes osselets depuis des mois et j'ai déjà ressenti des douleurs sans même bouger. En tant que machine à courir qui m'était considérée, mon existence angoissante avait pris fin. Ce n'était plus utile.
Le monstre de mon propriétaire, en plus de nous jeter dans un puits, utilisait la soi-disant "méthode du pianiste". consiste à placer une corde dans le cou d'un lévrier et à le tirer jusqu'à ce qu'il se tienne sur la pointe des pieds avec les pattes arrière. Quand la fatigue le peut, il se pend lui-même. Une méthode barbare, atroce et cruelle, mais réelle. Je l'ai fait moi-même dans ma chair. Il faisait nuit, mon propriétaire m'a attaché la corde au cou, il m'a laissé pendu de sorte que juste les ongles de mes pattes arrières effleuraient le sol et disparut dans son quad. Je ne sais pas combien d'heures j'ai été comme ça, mais le matin du lendemain, le destin m'avait gardé quelque chose de complètement différent.
L'alarme a été donnée par un chien qui a commencé à aboyer désespérément quand il m'a vu. Il a été accompagné par deux filles qui ont couru vers moi dès qu'ils m'ont vu. Ils sont devenus très nerveux, je me souviens que celle qui m'a pris dans les bras tremblait encore plus que moi et criait à une autre : " il est vivant, il est vivant, détache, court, détache, dépêche-toi, arrache-lui la corde, arrête, il est vivant !"
Oui, il était terrifié, mais il respirait encore. Ils m'ont laissé par terre avec une délicatesse inconnue pour moi jusqu'à ce moment-là, ils m'ont ils avec leurs vestes et, pour la première fois de ma vie, la main d'un être humain m'a caressé le visage. Elles pleuraient toutes les deux.
👁 la chienne vie d'un lévrier par
✍ Esther Cayuela ©
22.07.2018
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Je peux vous raconter mon histoire ?
Je m'appelle fils de pute. En fait, j'ai beaucoup de noms. Mon père humain m'appelle de différentes façons. Parfois je suis un chien de merde, d'autres, des ordures, d'autres je vais te tuer chien trouillard...
Je suis né il y a un an et 3 mois. On m'a dit qu'il me reste peu de vie, mon propriétaire me l'a dit. Quand je suis né, j'ai perdu ma mère, elle était maigre, affamée et froide... C'était l'hiver et avec mes 9 petits frères, on se faisait une petite boule de bones pour supporter la pluie, et le vent de la campagne.
Un jour, les amis de mon père humain ont commencé à prendre mes petits frères. Il n'y en a eu que deux : un, papa humain l'a monté dans le coffre de sa Renault 12, l'a jeté dans le tube à gaz, et l'a jeté quelques kilomètres loin de chez lui. L'autre est mort seul, attaché, dans le sol froid de la terre. Ils ne se sont pas inquiétés de le laisser vivre parce qu'une de ses petites pattes était en panne de naissance, et selon papa, il n'allait pas servir, ni pour l'appareil, ni pour chasser.
J'étais tout seul. Ça fait 5 mois, ils me donnent à manger, pas toujours, mais je n'avais plus la faim que ma maman avait ressenti. Papa disait que c'était le chien juste pour l'appareil, et qu'il allait le remplir d'argent. Il voulait une moto Zanella pour l'un de ses enfants humains, (il en a 8), changer la Renault 12, et pouvoir acheter beaucoup de bière.
Après mes deux premières courses, papa m'a baptisé pour la première fois : je vais te brancher fils de pute, tu vas voir la pute qui t'es DIEU. Le nom était long, mais il avait l'air affectueux.
Il manquait 5 jours pour ma 5 e course. J'avais 7 mois et j'ai connu la peur. "le trac", ça s'appelait la drogue que papa m'a injectée pour qu'elle coure plus fort. Et j'ai eu très, très peur. Mon coeur battait si fort que je pensais qu'il allait sortir de ma poitrine. Après celui-ci, Rosa rapido est arrivée, j'ai eu des maicito, et j'ai même connu la cocaïne. J'étais content, c'était la première fois que papa partageait quelque chose avec moi.
Ma troisième course a donné ses fruits : Papa a changé le douze pour un w bora, le Brian a acheté la moto, à maman humaine une Ford Falcon à qui ils ont mis le tube à gaz du douze, et pour le Jonathan, ils avaient de l'argent, pour Une autre moto.
Les mois ont passé, et j'ai eu un autre nom : Maintenant, on m'appelait champion.
La vie chez mes papas s'était beaucoup améliorée. Ils pouvaient boire beaucoup de bière, et parfois, ils me tiraient la trompette, la corde que j'avais au cou, et ils me laissaient faire un tour en liberté. C'était le prix, pour tout l'argent que papa rassemblait avec moi.
Mais un jour, une de mes petites pattes s'est cassée. Papa m'a frappé si fort, que j'ai été jeté dans le sol froid, une journée entière. Attaché, avec la trompette, sans eau ni nourriture. De mon coeur britaba du sang, produit du dernier coup sur la poitrine que m'avait donné papa.
Pendant les cinq prochains jours, plusieurs amis de papa sont venus me voir. Papa disait : le cadeau al campo, mais personne n'a voulu m'emmener, car ma patte cassée, ça rendait impossible que je puisse courir un lièvre.
Ça fait deux ans.
Mon corps repose dans la cour de terre, à l'arrière de la maison de papa.
Dans le ciel des lévriers, j'ai rencontré ma maman, mes petits frères (ils étaient déjà tous morts, comme moi), et j'ai même rencontré mon père lévrier, qui, comme moi, avait été appelé, quelque temps le champion.
Maintenant je dois retourner au paradis, ils m'ont juste laissé venir pour leur raconter mon histoire, et les remercier au nom de tous les lévriers qui sont au paradis, ce qu'ils font pour eux. Avant de partir, puis-je vous demander deux faveurs ? Bien sûr que je peux. Je voudrais vous demander de ne jamais cesser de nous défendre, nous en avons besoin. Et deuxièmement : pouvez-vous me dire si mon père a acheté la moto au jonatahn ? C'est ce que j'allais faire, avec l'argent qu'il a gagné le jour de ma dernière course, celle de la piqûre à la poitrine.
Beaucoup de léchouilles d'amour pour tout le monde !
Signature : le chien fils de pute je vais te tuer.
Regardes moi !
Que vois-tu dans mon regard?

De l'amour ?
De la tristesse ? De l'inquiétude ? De la souffrance ? De l'espoir ?
M'as-tu regardé quand lâchement tu m'as abandonné au milieu de ce champ attaché à un piquet ?
T'es-tu retourné quand tu m'as entendu pleurer, aboyer, supplier ? L'as tu vu cette peur dans mon regard ?
As-tu perçu ma solitude ? As-tu ressenti cette angoisse dans mon petit corps lorsque le soleil s'est couché ? As-tu senti ma gorge se serrer quand la soif arrivait ? As-tu imaginé mon corps brûlé par ce soleil d'été, la faim qui s'installait...
Regarde moi !
Je suis un lévrier, petit galguito, né en Espagne. J'ai 4 mois.
J'ai eu la chance de croiser le chemin d'humains hors du commun qui m'ont emmené dans un endroit serein.
Là où plus jamais je n'aurai besoin de me relever à chaque fois que tu m'aurais empoigné, secoué, roué de coups parce que trop petit je n'ai pu assouvir ton besoin, ta supériorité !
Ces humains, hors du commun, que l'on appelle bénévoles, ont pris soin de moi. Leurs mains m'ont appris à refaire confiance, leurs mains m'ont nourri, elles m'ont caressé, elles m'ont promené, ces mains m'ont soulagé ! Chaque jour, ces bénévoles passent des heures à panser nos blessures, ils nous redonnent l'espoir, ils donnent sans compter.
Regarde moi !
Je m'appelle Nelson, j'ai été adopté. Je suis maintenant un lévrier, un beau galgo d'un an et demi.
J'ai trouvé une famille !
Regarde moi!
Le vois tu maintenant cet amour dans mon regard.
J'ai gardé espoir.
A tous ces bénévoles, Lidia, Angel, Eva, Pura, Anna, Evelyne, Marc, Fabienne, Marc, Chantal, Véronique, Laurence, Françoise, Hélène...et tous les autres que je ne connais, Nelson et tous ses potes vous disent Merci, Gracias !!!
Pour qu'ils aient tous Encore une Chance
Katia Déom
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" Humain, je vois que tu es en train de pleurer parce que mon moment est venu. Ne pleures pas, s'il te plaît, je veux t'expliquer certaines choses.
Tu es triste parce que je suis parti ; mais moi, je suis heureux parce que je t'ai rencontré.
Combien de chiens comme moi meurent tous les jours sans avoir rencontré quelqu'un de spécial ?
Les animaux passent parfois autant de temps seuls, sans jamais connaître quelqu'un. Nous connaissons le froid, la soif, le danger et la faim ; nous devons nous inquiéter de trouver quelque chose à manger et de penser à où nous protéger la nuit.
On voit des visages tous les jours qui passent sans jamais nous regarder, et parfois, c'est mieux qu'ils ne nous voient pas.
Parfois, nous avons la grande chance que parmi les nombreuses personnes passe un ange et nous recueille ; parfois les anges viennent en groupe, parfois il y a d'autres anges éloignés qui envoient beaucoup d'aide pour nous. Et ça change tout. Si c'est nécessaire, nous avons un autre type d'ange qui nous soigne.
Ils nous choisissent un mot qu'ils prononcent chaque fois qu'ils nous voient, un Nom, je pense qu'il s'appelle comme ça, cela indique que nous sommes spéciaux ; nous avons cessé d'être anonymes pour être l'un des nombreux, mais aussi un peu d'entre vous.
D'ici, on comprend que c'est une maison !
Pouvez-vous comprendre à quel point c'est important pour nous ? On ne doit plus jamais avoir peur, froid, faim ou mal.
Si seulement vous pouviez calculer à quel point nous sommes heureux !
Rien ne nous affectera plus s'il pleut, s'il passe une voiture très rapidement ou si quelqu'un veut nous du mal ; mais surtout, nous ne sommes pas seuls, car aucun animal n'aime la solitude, ce que l'on peut demander en plus ?!
Je sais que ça te rend triste que je parte, mais je dois y aller maintenant.
Promets-moi que tu ne te blâmes pas, je t'ai entendu dire que tu aurais pu faire plus pour moi, ne le dis pas, tu as fait beaucoup pour moi. Sans toi, je n'aurais rien vu de toute la beauté que j'apporte avec moi aujourd'hui.
Tu dois savoir que nous animaux vivons le présent : profitons de chaque petite chose de tous les jours et oublions le passé si nous nous sentons aimés ; nos vies commencent quand on connaît l'amour, le même amour que tu m'as donné, mon ange sans aile Mais avec deux jambes.
Je veux que tu saches que si tu trouves un animal gravement blessé et qu'il lui reste peu de temps, tu feras un grand geste si tu te retrouves à côté de lui dans son passage final, parce que comme je t'ai dit d'abord, on n'aime pas être seul, encore moins quand nous nous rendons compte qu'il est temps de partir ; peut-être pour vous n'est-il pas si important d'avoir quelqu'un à vos côtés qui vous soutient et vous aide à partir avec sérénité.
Ne pleures plus, s'il te plaît. Je serai heureux, je me souviens du nom que vous m'avez donné, la chaleur de votre maison qui est devenue la mienne. Je me souviens du son de ta voix quand tu m'as parlé, et même si je ne comprenais pas tout ce que tu me disais, je l'ai dans mon cœur, avec toutes les caresses que tu m'as données.
Tout ce que vous avez fait a été très important pour moi, je vous remercie profondément, je ne sais pas comment m'expliquer maintenant, parce que je ne parle pas votre langue, mais je pense et j'espère que vous avez vu la gratitude dans mes yeux.
Avant de partir, je te demande juste deux faveurs : Laves-toi le visage et commences à sourire.
N'oublies pas que c'est bon de vivre ensemble tout le temps, même celui-ci ; souviens-toi des choses qui nous rendaient heureux et dont on riait. Revivez avec moi tout le bien que nous avons partagé en ce temps et ne me dis pas que tu ne peux pas avoir un autre animal car tu as trop souffert mon départ ; sans toi je n'aurais jamais connu les beautés que j'ai vécu, donc s'il te plaît, ne le fais pas.. Ils sont nombreux, comme moi, ils attendent quelqu'un comme toi.
Tu leur donnes ce que tu m'as donné, ils en ont besoin, comme j'avais besoin de toi.
Ne pas conserver l'amour que vous pouvez donner par peur de souffrir.
Suivez mon conseil, valorisez ce que vous pouvez donner à chacun d'entre nous, car vous êtes un ange pour nous animaux, car sans les gens comme vous, notre vie serait encore plus difficile que, parfois, il est.
Suivez votre noble mission, je serai votre ange, vous sur votre chemin et vous à aider les autres comme moi.
Je vais aller parler aux autres animaux que je suis avec moi, je vais leur raconter tout ce que tu as fait pour moi et je vais dire fièrement : " C'est ma famille !".
Ma première tâche est maintenant de t'aider à être moins triste, donc ce soir, quand tu regarderas le ciel et que tu verras une étoile clignoter, saches que
Cette étoile sera moi qui te montrera que je vais bien et que tu seras heureuse pour tout l'amour que tu m'as donné.
Je vais y aller, ne pas dire " au revoir " mais " à bientôt ".
Il y a un ciel spécial pour des gens comme vous, le même ciel où nous sommes, et la vie nous récompensera en nous faisant nous retrouver.
Je serai là pour t'attendre !
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La vie d'un Greyhound, lévrier de course ...
" A 6 semaines, je quitte ma mère, l'homme du chenil dit que je dois courir.
A 8 semaines, je crie de peur quand on me tire les oreilles.
A 10 semaines, quand mon " enfance " est terminée, je dois apprendre que ma vie tient à des performances.
A 12 semaines, quand mes pattes grandissent, le même homme dit " allez garçon, ça ne sera plus très long ".
A 16 semaines, quand je me retrouve seul sur un terrain, j'ai envie de jouer mais l'homme n'est pas du tout d'accord.
A 20 semaines un autre homme est venu me chercher violemment en criant " j'espère qu'il ne sera pas boiteux! "
A 30 semaines, ils m'ont appris à sauter, poursuivre un leurre et aller toujours plus vite.
A 12 mois, j'apprends à ne plus rien dire de peur d'être encore battu.
A 16 mois, je rêve de bonne nourriture.
A 20 mois, je commence à détester de plus en plus cette vie et m'ennuyer tant , enfermé dans ma cage.
A 24 mois, ils disent " ça y est, dernière destination! "
Je me dis que je vais faire une course, ils me descendent de la voiture, je pense alors que je vais m'entraîner, mais non, je suis trop lent pour eux.
Un autre homme, ils disent un vétérinaire arrive, je me dis que je vais peut être enfin être sauvé, devenir un animal de compagnie.
Mais non, il cherche ma veine et m'injecte un produit, je ressens une douleur atroce.
Pendant que je m'endors à tout jamais, je réalise que personne ne pleurera pour moi. "
Fern Bradley
Janvier 2017
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Ma vie de lévrier espagnol…
Laisse-moi te raconter une histoire, ferme les yeux et ouvre ton cœur : je suis un chiot espagnol.
Je suis enfermé dans une cave, dans un trou avec ma mère, mes frères et mes sœurs. Ma maman est malade, elle a eu tellement de portées que son lait se tarit très vite et ne nous donne plus tout ce qui est nécessaire.
Elle sait que le galguero va tuer quelques-uns d’entre nous car ils sont trop faibles; elle est terrifiée lorsqu’elle entend ses pas sur le sol dur et froid du béton. Elle l’a déjà vu tuer ses autres petits en leur claquant la tête contre le mur de notre cellule, ils n’étaient pas assez forts pour ce qu’ils voulaient en faire. Cela fait bien longtemps qu’elle n’a pas vu la lumière du soleil ma pauvre Maman squelettique. Nous vivons dans nos excréments et parfois nous entendons des hurlements de chiens : ils les massacrent à l’extérieur… Maman tremble à chaque cri car elle sait qu’un jour ce sera son tour.
Je suis plus vieux maintenant, je suis terrifié, juste tout comme l’était Maman. Il l’a tuée hier... il l’a brulée vive après l’avoir pendue. Il l’a aspergée d’essence et a allumé son briquet. Elle pleurait, elle suppliait mais LUI riait. Il lui a dit : crève vermine, tu ne vaux plus rien.
Chaque jour, il nous entraîne à la chasse aux lapins et lorsque nous échouons, il nous frappe jusqu’à ce que le sang jaillisse de nos plaies; nous ne sommes plus que de pauvres choses sanglantes qu’il traîne sur le sol et qu’il jette dans nos cellules en claquant la porte. Nous sommes affamés, notre dernier morceau de pain dur, c’était il y a plusieurs jours. Je veux Maman, je gémis mais il s’en fout.
J’ai environ un an maintenant, j’ai vu le galguero torturer et martyriser mes amis. Mon cousin est près de moi, il est en train de mourir, ses plaies sont ouvertes et un liquide vert et puant en sort. Je vois ses yeux devenir vitreux, il part dans un soubresaut, il est parti, je t’aime mon ami, emmènes-moi avec toi !!! Jamais je ne t’oublierai...
J’ai deux ans. Je m’accroche à la vie, je ne veux pas mourir, j’entends ses pas dans le couloir, il vient pour moi, je le sais, je me fais tout petit dans un coin; nous nous serrons tous les uns contre les autres, nous attendons la sentence : qui pendra-t-il ? Qui va-t-il encore assassiner ? Une main ouvre la porte, ce n’est pas la sienne, elle est différente et fine ; des voix se disputent, il est là et crie. Une voix toute douce parvient à mes oreilles, elle me dit : viens, n’aies pas peur, je ne te ferai pas de mal !!! Je tremble, NON, PAS MOI, PAS DÉJÀ, JE T'EN SUPPLIE !!! La main s'approche, elle me touche et je n'ai pas mal !!!
Pourquoi ? Que me fait-on ? Je me sens soulevé du sol et j'atterris dans les bras d'une inconnue, elle a une bonne odeur, elle a de l'eau qui coule de ses yeux, tout comme nous !! Elle me parle, je crois qu’elle pleure, elle me dit un mot : Amour !!! Moi je ne sais pas ce que ça veut dire : je suis un chien espagnol, je ne connais pas ce mot !
Mes amis et frères et sœurs se mettent à hurler, ils veulent partir avec nous, mais il leur donne des coups de pieds, les jettent contre les murs, leurs os craquent... Je ne veux pas les quitter, non, emmènes-les avec moi, ne les laisses pas là stp ! Il crie que je serai le seul, que les autres peuvent encore servir, qu’elle devra revenir et que le prix ne sera pas le même. Elle pleure mais elle n'ose pas répondre à ce salaud qui nous mutile et nous tue.
Nous arrivons dans la lumière du jour, elle pleure toujours et me parle : n’aies pas peur, c'est fini, je suis désolée pour tes amis, je reviendrai pour eux, mais il ne veut pas me les donner maintenant, je suis si désolée mon Dieu... A l'extérieur, un autre homme nous attend, je ne l’ai jamais vu, il s’approche rapidement de nous et se met entre lui et ma sauveuse. Il dit : bon ça suffit ! On part mais on reviendra pour les autres, ne les tuez pas, on reviendra et on s’en chargera. Je monte dans une voiture, toujours dans ses bras, je me fais pipi dessus, je mouille son pantalon, elle rit et me dit : ce n’est pas grave, tout est fini pour toi, elle approche ses lèvres de mon museau et me touche, elle dit que c’est un baiser. Je continue à trembler, je ne comprends rien, je veux retourner avec les autres...
Elle dit JE T’AIME ?
Je suis entré dans une maison pour la première fois de ma vie, pas de papier gras, pas de poubelles sur le sol, ça sent bizarre mais j’aime bien... Elle me donne une gamelle : Oh ! de la viande !!!! Je mange tellement vite que je vomis tout, je me mets à gémir de terreur, mais elle ramasse et me dit : on recommence. Elle prend d'autres bouts de viande un à un avec sa main et me les tend. Elle attend 5 minutes entre chaque bout, alors je commence à me calmer doucement. Elle me prend encore dans ses bras, elle me pose sur une chose très douce, elle dit que c’est un canapé avec ma couverture, que je dois dormir et oublier...
Aujourd'hui cela fait 6 mois que je vis avec Concepción et Javier, je n'ai plus jamais eu faim ou soif ; chaque jour je sors en laisse, et ils sont fiers de moi, me montrent aux passants et leur disent : c'est un galgo, il est jeune et il est si gentil et affectueux ; tout le monde ne les croit pas, bien sûr. J'ai appris qu'on devait attendre pour les besoins, qu'on pouvait demander des caresses, faire le fou dans un jardin, courir même sans lapin, juste pour le plaisir, sauter dans un lit d'humain et se rouler sous les draps.... J’ai appris tellement de choses, mais où sont mes amis, je ne les ai jamais oubliés, moi. Il faut aller les chercher, svp !!!
Ce matin une dame est arrivée, elle a un drôle d'accent quand elle parle espagnol, elle dit à mes amis humains qu'elle enverra des photos et donnera de mes nouvelles, mais pourquoi ? Elle attache ma laisse à mon collier et me dit de la suivre, que je serai bien, qu'une autre famille m'attend très loin. Je ne veux pas, ma famille est ici, nous devons aller chercher mes amis, je me débats, Concepción pleure, me dit de monter dans la voiture, le menton de Javier tremble mais sa main se tend fermement : tu dois partir et laisser la place à un autre : jamais nous ne t'oublierons petit bonhomme ! Après bien des heures de voiture, je suis arrivé dans un autre jardin, il y avait des enfants qui n’avaient pas le droit de bouger pour ne pas me faire peur. Je suis resté assis sur mon derrière un bon moment et puis j'ai commencé à explorer le terrain, les deux pattes me suivaient anxieusement.
Va-t-il s'habituer après sa famille d'accueil en Espagne ?
Et voilà j’ai maintenant 3 ans, je suis heureux, je fais plein de trous dans le jardin, je me dore au soleil, je dors dans un panier près du radiateur en hiver et j’ai même un manteau et des vitamines...
MAIS LA NUIT, je me réveille et je me souviens, j’entends leurs cris de suppliciés, ils m’appellent, me demandent de venir les chercher. AIDEZ-MOI, je vous en supplie.
Texte de Virginie - terranimalia

Je me nomme "Infortunee"
"Je suis un lévrier espagnol femelle de près de 2 ans.
Aujourd'hui est mon dernier jour de souffrance sur cette terre d'Espagne aux traditions moyennageuses qui a pourtant vu naître Galilee, Spinoza ou Picasso.
Ce matin, quand l'affreuse bête à deux pattes à ouvert la grille rouillée de mon box puant surpeuplé et qu'il m'a détachée en me donnant un coup pied le plus violent possible ; il m'a fait comprendre que ma dernière heure était venue et que mon chemin de croix allait commencer.
Il portait des habits noirs de mort, sa main était de marbre blanc, ses yeux deux trous noirs béants.
J ai regardé mes compagnons d'infortune dont beaucoup sont plus forts et plus jeunes que moi, mais qui ne sont qu'en sursis ici.
J ai dit adieu à mes soeurs, mes filles, mes cousines sans effluve, dignement.
Alors que le soleil se levait pour la dernière fois pour moi, je souhaitais dans mon for intérieur de ne pas avoir la malchance d être encore vivante à son coucher.
Pourtant dans mes gènes coulent le goût de la vitesse, de la générosité au travail, la fidélité malgré l'abject, l'amour à donner, la beauté et l'élégance.
Depuis ma naissance je n ai rien vu et connu de tout ça.
La beauté reste et restera a jamais gravée dans mon coeur de chien meurtri.
Mille fois j aurais pu ronger ma corde et FUIR. Fuir pour me rendre où ?
Partout s'expose la même horreur.
C'est où l'eldorado pour moi?
Dans une autre vie de chien moins chienne.
Alors j'ai couru de toutes mes forces parce que je suis fière de ma race.
J ai levé ma jolie tête fine au soleil qui n'a jamais brillé pour moi.
J ai ouvert grand les yeux sur ce monde immonde qui ne m'a jamais rien apporté de bon et que pourtant j ai vu défiler avec un certain regret.
Une voix d'outre-tombe m'a rappelé.
Un ordre sec et glacial.
Je n ai de nom que celui que je me suis donné. Je ne suis qu'une chose parmi les autres qui doit rapporter du gain et de la considération ou mourir.
Ce qui aurait du être un maître aimant et caressant, mais qui n'est que mon tortionnaire depuis mes premiers jours ; il m'a saisie, attachée et battue plus que de coutume pour célébrer nos adieux.
Pire qu une messe!
Il faut purger le cheptel et ce dans la punition et la souffrance la plus inique.
Souvent les bourreaux invoquent le déshonneur subi sur leur nom par les chiens les moins performants.
Ainsi de victimes nous devenons coupables.
Jusqu'où va se nicher leur perversité.
Alors que je chancelais sur mes pattes mutilées de devant car celles de derrière, il ne les a pas touchées pour que le supplice suivant soit encore plus macabre, il m a traînée dans la forêt proche.
Il a avisé un bel arbre avec des branches solides.
Il m a balancé un dernier coup de pied.
Peut être le coup de grâce !
Non je dois souffrir.
Et puis donner la mort est un acte courageux et quelque fois bienveillant.
Mais la mort n est pas leur but. Le but c est l horreur et l'indicible.
Il m'a attachée très court avec la corde qui m'a servie de seule compagne toute ma vie, debout sur mes pattes arrières.
Quand ma dernière force arrivera, je relâcherais tous mes muscles et je périrais étranglée.
Mais avant mon dernier souffle, je veux hurler au monde que le barbare à fourni la corde mais que vous êtes tous coupables de ma pendaison par votre silence, votre indifférence, votre inefficacité.
Le soleil va se coucher et je pleure en faisant un dernier voeux, celui que au moins un seul de mes chiots puisse voir se lever pour lui une aurore plus clémente.
Il faut que les vrais humains, ceux que je n ai pas eu la chance de croiser et qui mènent le vrai combat en notre nom et ce efficacement et puissamment, le réussissent au plus vite.
Moi qui n' ai reçu que coups et injures, je meurs avec le rêve d'une seule caresse et d'un seul mot doux, portés par le vent.
Il me susurre à l'oreille ce qui pourrait ressembler à une voix humaine.
" Pars tranquille "Infortunee"
Ce sera fait...."
Signé "Infortunee"
Galgo femelle de près de deux ans, battue, pendue et ce dans l'indifférence générale et au milieu de la cacophonie ambiante la plus silencieuse.
*******
A toi, mon Maître
"Je suis ton chien, et il y a quelque chose que j’aimerais
te chuchoter à l’oreille ;
Je sais que vous, les humains, menez une vie très chargée.
Certains travaillent, d’autres ont des enfants à élever.
Vous semblez toujours être en train de courir ici et là,
bien souvent sans profiter des plaisirs de la vie.
Baisses la tête et regardes-moi.
Tu vois comment mes grands yeux marron te fixent?
Ils sont de moins en moins clairs, c’est à cause de l’âge.
Je commence à avoir des poils gris autour de mon doux museau...
Tu me souris, je peux voir l’amour dans ton regard.
Que vois-tu dans le mien? Est-ce que tu vois une âme ?
Qui t’aime comme personne d’autre dans ce monde ?
Un esprit qui pardonnerait tous tes crimes pour passer
quelques instants avec toi ?
C’est tout ce que je demande ; ralentis un peu, pour passer
quelques minutes avec moi.
Très souvent, tu parais triste en lisant l’annonce de la mort
d’autres membres de ma race sur ton écran.
Parfois, nous mourrons jeunes et rapidement, et
cela te brise le cœur.
Parfois, nous vieillissons si lentement que tu ne sembles
même pas t’en apercevoir.
Malgré notre museau grisonnant et possible cataracte,
je ne cesserai jamais de t’aimer.
Je ne serai peut-être pas là demain ; je ne serai peut-être pas là
la semaine prochaine.
Un jour, tu pleureras toutes les larmes de ton corps,
et tu supplieras en demandant juste « un jour de plus » avec moi.
Mais aujourd’hui, je suis là.
Donc viens t’asseoir avec moi et profitons. Qu’est-ce que tu vois ?
Si tu regardes avec attention, nous pourrons parler à cœur ouvert.
Ne t’adresses pas à moi comme un maître, mais tout simplement
comme une âme vivante, caresses mon pelage, regardons-nous
dans les yeux, et parlons.
Je pourrais te raconter ce qu’il y a d’amusant à courir après
une balle de tennis.Tu m’as voulu dans ta vie car tu voulais
avoir quelqu’un avec qui partager des sentiments,
des émotions et des souvenirs… et je suis là !
Je suis un chien, mais je suis un être vivant. Je ressens des
émotions, et je différencie sans problème les personnalités.
Je ne te vois pas comme un « chien sur deux pattes »
Je sais ce que tu es.
Tu es un humain, et malgré tes bizarreries, je t’aime.
Maintenant, viens t’allonger sur le sol avec moi.
Entres dans mon monde, et laissons le temps ralentir
pendant 15 minutes.
Regardes-moi dans les yeux, et murmures dans mes oreilles.
Parles-moi avec ton cœur, avec ta joie de vivre et
j’apprendrai à te connaître pour de bon.
La vie est trop courte.
Donc s’il te plaît… viens t’asseoir avec moi, et partageons
ces moments précieux qu'il nous reste à vivre ensemble.
Je t’aime,
Ton chien 🐶❤️ "
Le 29.06.2016
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« Toi le Galguero
A toi qui fut mon maitre, toi le galguero,
Je t'ai servi loyalement, je t'ai aimé,
Malgré les souffrances que tu m'as fait endurer.
Je ne connaissais rien du bonheur,
Je ne connaissais rien de la vie,
Rien que les coups et la faim.
Pour une chute, une proie ratée,
Tu m'as battu, torturé,
Et abandonné dans un fossé,
Un ange est passé, m'a emmené,
Il a pansé mes blessures avec tendresse,
Avec des mots d'amour, il a pansé mon âme.
Maintenant grâce à cet ange,
Je connais le paradis, je connais le bonheur,
Je connais la vie.
Grâce à lui, je peux t'oublier sans remords,
A tous ces anges qui sauvent mes frères de misère,
Vous tous qui vous battez pour nous.
Je vous dis, au nom de mes frères de misère,
MERCI "